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Le corps disparait… mais l’âme est éternelle

Lorsque Hachem a créé Adam le premier homme, il a insufflé une âme dans son corps. Et bien que le corps soit limité à une longévité de 120 ans, la Torah révèle que l’âme est éternelle. L’âme continue d’exister, elle peut s’élever dans les mondes célestes. Elle peut continuer à progresser et à accéder à des niveaux spirituels et divins qui dépassent notre imagination.

Nos Sages enseignent que lorsqu’une personne quitte ce monde, elle est jugée pour tout ce qu’elle a réalisé durant toute sa vie. Dans le livre Chaarei Emouna, il est dit au nom du célèbre Gaon de Vilna :

Il existe un moment que l'homme n'est pas en mesure de décrire, ni de mesurer la grandeur, c'est le moment où on l'accompagne de sa maison à sa tombe, cet instant où l'âme redevient elle-même. Tous les sens de cet homme se réveillent et il découvre ce qu'il ne pouvait voir lorsqu'il était encore vivant.

Il voit les souffrances du Guéhinam (« Enfer ») et les délices du Gan Eden (« Paradis »). Il voit le résultat de sa vie, il voit que, tout l'argent et l'or pour lesquels il s'était investi n'ont aucune valeur. Il réfléchi désormais avec un esprit « pur » tous les plaisirs du Gan Eden qu'il a laissé échapper dans ce monde comme il est dit : "Une heure de Téchouva (repentir) et de bonnes actions dans ce monde, procureront un plaisir infini dans le monde futur".

Or, combien d'heures dans toute sa vie ont été perdues… alors qu'à chaque instant, il aurait pu acquérir des plaisirs indescriptibles dans ce Gan Eden. Et l'homme n'a pas les mots pour décrire la douleur de son coeur brisé et de ses regrets. C'est pourquoi, fort est son désir qu'on lui redonne l'autorisation de retourner dans sa maison sur terre pour y étudier la Torah toute sa vie. Il crie "Oy ! Malheur à moi qui ai échangé un monde de plaisirs éternels avec un monde d'obscurité !", et cette douleur lui est plus dure que toutes les souffrances du Guéhinam.

Désormais, l'âme sans son corps, ne peut plus accomplir de Mitsvot (bonnes actions) et ne pourra plus évoluer dans les mondes supérieurs. Elle demeure à la place qui lui a été attribuée.

Cependant, chaque année, le jour de la « Hazkara » ou « Yartzeit » (date anniversaire de décès), Hachem, le maître du monde, appelle chaque âme décédée pour la juger à nouveau. Il regarde ce qu'elle a laissé dans ce monde : enfants, petits enfants, élèves, oeuvre de charité ou de Torah et attribue selon leurs actions, des nouveaux mérites et plaisirs du Gan Eden à cette âme.